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Les idées reçues, il en existe pour tous les sujets… Et l’humanitaire ne déroge évidemment pas à cette règle ! Que ce soit durant des conversations entre amis ou dans les discussions menées sur les réseaux sociaux, on trouve toute sorte d’affirmations erronées et autres raccourcis utilisés à tort et à travers à ce sujet. En quelques minutes, je vous propose de passer en revue les idées reçues les plus répandues lorsque l’on parle d’humanitaire, et d’y répondre afin de comprendre ce qu’il en est réellement.

Idées reçue n°1 : Tous les travailleurs humanitaires devraient être bénévoles, car tout le monde peut faire de l’humanitaire. 

Sous prétexte que l’humanitaire vise fondamentalement à apporter de l’aide, il est souvent considéré que n’importe qui peut le faire. Mais travailler dans l’humanitaire, ce n’est pas seulement « aider son prochain ». C’est avant tout identifier avec précision quelles sont les personnes les plus vulnérables et déterminer quel type d’assistance répond le mieux à leurs besoins. C’est aussi évaluer et analyser les risques environnementaux, économiques, sociaux et sécuritaires liés à la crise en question et mettre en œuvre les mesures les plus adéquates possibles pour ne pas créer davantage de problèmes.

Travailler dans l’humanitaire c’est aussi recruter les équipes sur place qui seront au cœur de la mise en œuvre de l’intervention, mais aussi veiller chaque jour à la bonne utilisation des fonds attribués aux projets d’assistance. C’est également s’assurer que la logistique opérationnelle soit efficace sept jours sur sept quelques soient les challenges quotidiens. C’est garantir que les standards de qualité de mise en œuvre de l’action humanitaire soient respectés tout en travaillant en faveur d’une stratégie de sortie pour que cette assistance ne soit pas réalisée ad vitam aeternam.

C’est pour toutes ces raisons non-exhaustives, qui soulignent l’expertise requise pour les activités humanitaires, qu’il est indispensable d’impliquer des professionnels. Et comme il serait impensable d’exiger des médecins, infirmiers et sapeurs-pompiers d’effectuer bénévolement leur travail d’assistance auprès des personnes dans le besoin, il en est évidemment de même pour les travailleurs humanitaires.

Idée reçue n°2 Il suffit d’organiser une collecte de nourriture et de vêtements pour aider les pays les plus pauvres.

Contrairement à ce qu’il serait possible de croire, envoyer des produits tels que des vêtements et de la nourriture vers les pays les plus défavorisés pour que tout cela soit gratuitement distribué sur place est susceptible de faire plus de mal que de bien. En effet, même dans les endroits les plus pauvres de la planète, il est toujours possible de trouver ces produits puisque le véritable problème concerne l’impossibilité de pouvoir se les procurer. C’est-à-dire que les personnes n’ont tout simplement pas de moyens économiques suffisant pour les obtenir.

Par conséquent, il est clair que si ces produits sont déjà commercialisés sur place, et que quelqu’un ou un groupe de personnes ramène le même type de produits afin qu’ils soient distribués gratuitement, c’est toute l’économie locale qui en pâtira. Les plus pauvres pourront certes bénéficier des produits ramenés de l’étranger et distribués gratuitement, mais les commerçants tomberont ensuite à leur tour dans la pauvreté.

Pour éviter ce type de désagrément et promouvoir au maximum l’indépendance des communautés vulnérables – car assistance ne doit pas rimer avec assistanat – il est donc conseillé de se tourner en premier lieu vers les commerçants locaux, pour se procurer les produits dont ils disposent, avant de les redistribuer aux plus vulnérables. De cette manière, les communautés accèdent à ce qui leur manque sans que l’économie locale soit négativement impactée puisque les commerçants bénéficient également de cette intervention.

Idée reçue n° 3 : L’utilisation de l’argent reçu par les organisations humanitaires manque de transparence, et celles-ci ne rendent pas de comptes.

De par le fait qu’elles utilisent en grande partie des financements publics (c’est-à-dire d’un État comme la France au travers du Ministère des Affaires Étrangères ou bien d’institutions comme l’Union Européenne), mais aussi parce que leur action repose sur la confiance que le public leur accorde, les organisations humanitaires comptent parmi les structures les plus contrôlées quant à l’utilisation des sommes qu’elles mobilisent pour la réalisation de leurs projets.

À l’interne tout d’abord, les organisations sont tenues de réaliser des audits afin de s’assurer que les fonds sont correctement utilisés pour l’ensemble des projets mis en œuvre sur le terrain, en conformité avec les procédures propres à chaque organisation, en matière d’achats par exemple, ou en termes de ressources humaines. Chaque bailleur et institution finançant des projets d’assistance internationale se réserve également la possibilité de réaliser un audit afin d’examiner à l’euro près comment le budget des projets en question a été utilisé.

Chaque année, les comptes des ONG sont également contrôlés et certifiés par des commissaires aux comptes, et dans le cas de la France, l’État peut également contrôler à tout moment l’utilisation des fonds, qu’il s’agisse des dons effectués par les particuliers, ou des sommes attribuées par les bailleurs et autres institutions internationales.

Cette idée reçue souligne toutefois une véritable inquiétude, à savoir le manque de transparence complète des ONGs envers le public. En effet, pour mettre fin une bonne fois pour toute à la méfiance exprimée par une partie du public, il ne suffit pas de publier chaque année un rapport relatant dans quelles proportions le budget global de l’organisation a été utilisé. Il conviendrait davantage que les ONG rendent des comptes de la même manière qu’elles le font avec les bailleurs et institutions internationales, c’est-à-dire en justifiant publiquement l’utilisation des fonds qu’elles ont perçu, à l’euro près, tout en démontrant plus de pédagogie dans leur communication au sujet de la réalisation de leurs projets menés sur le terrain.

Idée reçue n°4 : Pour faire de l’humanitaire, on peut partir pour le compte d’une association afin de donner des cours de français dans une école.

Comme cela a été expliqué dans une vidéo dédiée à ce sujet, partir dans un pays en développement pour donner des cours de français sans être habilité à le faire dans son propre pays, ce n’est pas de l’humanitaire. C’est du volontourisme.

Et ce genre de pratique est en tout point critiquable puisque l’impact de ces projets est autant négatif que contre-productif, et sous-entend que même sans formation technique, et uniquement avec de la bonne volonté, le volontaire étranger est toujours plus instruit et capable d’œuvrer efficacement que les personnes vivant dans le pays en question.

Alors si vous souhaitez aider et contribuer à des actions solidaires de la manière la plus juste et la plus sensée sans nécessairement disposer d’une formation dans ce domaine, la meilleure idée est de commencer en tant que bénévole au sein d’une association dans votre ville.

Idée reçue n°5 : Quand je fais un don, j’exige que 100% du montant bénéficie directement aux personnes vulnérables sur place, pas aux salaires ou aux autres frais.

Soyons clairs, il est impossible que le montant attribué à la résolution d’une crise humanitaire soit intégralement reversé de manière directe aux bénéficiaires sur place. Et cela pour plusieurs raisons.

Prenons le cas d’une distribution alimentaire : cela nécessite, après approvisionnement, que les denrées à distribuer soient d’abord stockées dans un entrepôt loué à cette fin. Lorsque les éléments contextuels sont réunis pour que la distribution puisse avoir lieu, il est nécessaire qu’un camion avec le service d’un chauffeur soit loué, afin d’aller apporter l’aide d’un point A vers un point B. Le camion rempli de vivres devra ensuite être déchargé sur place, par des personnes employées à cette occasion, afin que la distribution puisse enfin avoir lieu. Autrement dit, dans le cas d’une simple distribution alimentaire, il est impossible de s’exonérer de coûts indirects tels que les frais de stockage et de transport. Et de la même manière, chaque type d’activité humanitaire comporte son lot de frais incompressibles et inhérent à sa réalisation.

Et puis ces projets qui sont mis en œuvre nécessitent forcément l’implication de travailleurs, en très grande partie nationaux, et en plus petite partie internationaux, dont le travail ne peut évidemment pas s’effectuer de manière bénévole. Dans certains lieux d’intervention où l’économie est en berne et le taux de chômage très important, les ONGs sont même les principaux recruteurs et permettent de cette manière de redynamiser l’économie locale et nationale. À ce titre il est également erroné de penser que le budget de chaque projet sert avant tout à payer les salaires des travailleurs internationaux, puisqu’en termes de proportion, la part accordée aux salaires des travailleurs nationaux est très largement supérieure.

Idée reçue n°6 : Faire un don aux organisations humanitaires ne sert à rien, puisque malgré l’argent qu’elles reçoivent, les crises perdurent années après années.

Cette dernière idée reçue nécessite une explication qui va bien au-delà des actions menées par les organisations humanitaires, qui d’ailleurs ne sont pas celles à blâmer lorsqu’il s’agit de comprendre pourquoi certaines crises perdurent.

Rappelons pour commencer, que les catastrophes naturelles, c’est-à-dire les séismes, les cyclones ou les tsunamis par exemple, sont imprévisibles, et il en est de même s’agissant de leur impact. Il est à ce titre injuste de tenir les ONGs responsables de la récurrence de ces catastrophes.

De plus, beaucoup d’éléments extérieurs aux organisations humanitaires sont à prendre en compte dans la résolution d’une crise. L’existence d’un ou de plusieurs conflits armés dans un seul et même pays, la corruption présente dans toutes les structures d’un État ou l’absence d’une politique de santé public à destination de tous sont des exemples caractéristiques d’éléments extérieurs qui échappent au contrôle des organisations humanitaires, mais qui contribuent bel et bien à la survenance ou à la perpétuation de crises.

Enfin, il est primordial de garder à l’esprit que c’est avant tout aux États eux-mêmes d’apporter la protection et l’assistance nécessaires à leur population lorsqu’une crise survient. Les ONG sont évidemment présentes pour soutenir les États lorsqu’ils ne sont pas ou plus en mesure d’agir correctement, mais leur assistance n’a pas et n’aura jamais vocation à se substituer indéfiniment aux devoirs des États.

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S’il vous est venue l’envie de vous engager dans l’humanitaire, ou qu’il vous est arrivé de vous renseigner sur la manière de donner plus de sens à vos vacances, il y a de fortes chances pour que vous soyez déjà tombés sur des offres de tourisme solidaire, de volontariat humanitaire ou tout simplement de volontourisme.

En effet, de véritables agences spécialisées dans ce domaine – comme Projects Abroad – ont vu le jour au fil des années et ont développé un véritable business lucratif qui attire chaque année plus d’un million et demi de candidats. Au travers de diverses formules, ces agences vous proposent de partir en chantier ou en mission humanitaire mais à condition que vous acceptiez de payer non seulement les frais relatifs au projet lui-même, mais également vos billets d’avion et les frais de visa. Et tout cela peut s’élever jusqu’à plusieurs milliers d’euros pour quelques semaines de bénévolat humanitaire !

Et c’est tout ce qui vous sera demandé… Pas de question sur votre motivation à participer à un tel projet, sur vos diplômes, vos compétences, ou votre expérience professionnelle… RIEN ! Seule votre bonne volonté et votre capacité à débourser la somme demandée sont requis pour participer à de tels projets. Mais le problème du volontourisme ne s’arrête pas là, puisqu’en réalité il est bien plus important qu’il n’y parait.

LE VOLONTOURISME EST NÉFASTE.

1/ Ce n’est pas de l’humanitaire.

Pour commencer, rappelons que cette forme de volontariat n’est absolument pas de l’humanitaire. Rappelez-vous, dès la première vidéo publiée sur la chaîne, il a été démontré que l’humanitaire est bel et bien un domaine complexe, avec des principes exigeants et qui requière l’implication de personnes spécialement formées à cette fin.

Néanmoins, participer à de telles initiatives contre de l’argent incite de plus en plus de structures et associations crapuleuses à créer de faux orphelinats composés d’enfants séparés de leur famille, comme au Cambodge ou au Népal. Fin 2018, l’Australie est à ce propos devenu le premier pays à interdire le volontourisme à ses ressortissants. La loi adoptée en ce sens déclare en effet que les projets de volontourisme dont fait notamment partie le tourisme dans les orphelinats ne relevent absolument pas de l’humanitaire mais doivent être considéré comme une forme d’esclavage moderne.

2/ On ne paie pas pour être bénévole.

De plus, le fait de devoir payer pour contribuer à une action solidaire est également un autre problème. Payer pour devenir bénévole est en effet une absurdité totale, et sachez que les dispositifs de volontariat encadrés par l’État tels que le Service volontaire européen ou le Volontariat de solidarité international n’exigent nullement de payer pour y participer.

Cela révèle donc que les structures de tourisme humanitaire ne sont ni des associations, ni des organisations à but non-lucratif, mais bel et bien des entreprises dont le but est de réaliser des profits. Leur business exploite ainsi d’une part la pauvreté des communautés qu’ils exhibent, et d’autre part la bonne volonté et le portefeuille des volontouristes, d’autant plus que les sommes demandées sont sans commune mesure avec les niveaux de vie réels constatés sur place.

3/ L’impact est négatif.

Et quoi que ces agences puissent dire pour contredire ces affirmations, l’impact de leur action est négatif et contre-productif. Leurs projets ont une pertinence absolument discutable puisqu’ils ne sont programmés que pour quelques semaines, en accord avec les souhaits du volontaire. L’impact est donc nul, alors que plusieurs mois d’activité sont toujours nécessaires pour observer des améliorations nées du projet mis en œuvre. Sans compter qu’il est également indispensable de réaliser un suivi afin de s’assurer que les objectifs fixés seront bien atteints.

Et puis cette main d’œuvre gratuite perturbe également l’économie locale puisque le volontaire réalise quelque chose – comme des cours d’anglais, des travaux de construction ou des taches agricoles – que les membres de la communauté pourraient accomplir eux-mêmes, tout en étant payés pour cela. Le volontourisme véhicule ainsi l’idée que l’humanitaire consiste à faire les choses à la place des communautés plutôt que de leur fournir les clés et les outils utiles à leur développement économique et social.

Et pire que tout, cette logique sous-entend que même sans formation technique, et uniquement avec de la bonne volonté, le volontaire étranger est toujours plus instruit et capable d’œuvrer efficacement que la personne vivant dans le pays en question.

Autre élément à considérer sérieusement, le fait que les enfants placés au contact des volontaires finissent par irrémédiablement s’attacher à eux, alors que ces derniers s’en vont au bout de quelques semaines. Faire ainsi venir des bénévoles étrangers pour quelques semaines à peine ne peut donc qu’avoir un impact négatif puisque cela contribue à l’instabilité émotionnelle de ces enfants.

4/ Impensable dans les pays du Nord.

Et puis au-delà des problèmes que le tourisme humanitaire provoque, il se pose aussi d’importantes questions, la première d’entre elles étant de se demander si dans les mêmes conditions nous autoriserions de telles pratiques en Europe ou en Amérique du Nord ? Est-il par exemple autorisé de donner des cours d’anglais dans une école, sans avoir de qualification ? Est-il permis de soigner des gens dans un hôpital sans être un véritable médecin ? Même chose pour construire un puit sans avoir été formé à un tel projet d’ingénierie ? La réponse est évidemment négative, alors pourquoi cela serait-il possible dans les pays en développement ?

5/ Gratifiant pour le volontaire uniquement.

Une autre question légitime est de savoir à qui ce genre d’initiative profite-t-elle vraiment ? Pour rappel, l’humanitaire a pour unique but de fournir une assistance de qualité auprès des populations vulnérables afin de participer au rétablissement de leur dignité, tout en restant redevable à leur égard. Dans le cas du tourisme humanitaire, c’est uniquement l’égo du volontaire qui en ressort grandi, de même que son CV ou encore son appareil photo rempli de selfies pris au milieu d’enfants. 

Et ce genre de selfies d’ailleurs, faut-il encore que l’on en parle ? Non parce que si l’on inversait la situation, accepterions-nousqu’une inconnue de Somalie ou qu’un réfugié Rohingya se prennent en photo en compagnie de notre fille ou de notre petit frère ? Et que cette photo soit publiée sur un réseau social et dirigée à l’attention d’une communauté que nous ne connaissons pas, ou que nous ne comprenons pas ? Sur cette question, je vous laisse vous faire votre propre avis…

Mais pour résumer tout ça brièvement, gardez à l’esprit que :

➡️ Si vous devez payer pour participer à une action solidaire : ce n’est pas de l’humanitaire.
➡️ Si l’on ne s’intéresse pas à vos capacités et à vos compétences : ce n’est pas de l’humanitaire.
➡️ Si c’est pour effectuer quelque chose que les communautés locales pourraient réaliser elles-mêmes : ce n’est pas de l’humanitaire.

Et ne jamais oublier non plus que dans les pays en développement où sont proposés ces projets de volontourisme se trouvent des personnes qui ont également la volonté de contribuer efficacement et favorablement au bénéfice de leurs communautés. Que des milliers de jeunes et moins jeunes s’activent d’ores et déjà au développement de leur pays et ce sans avoir à dépendre d’un volontaire bénévole étranger. Mais aussi et surtout que ces pays ne se résument pas ni se définissent selon un niveau de pauvreté plus ou moins élevé.

Mais sans tomber dans les travers du volontourisme, que reste-il donc possible de faire ? Et bien aussi surprenant que ça puisse paraitre, beaucoup d’actions solidaires réalisables dans votre propre pays n’attendent que vous.

LES ALTERNATIVES AU VOLONTOURISME.

Le but de cette vidéo n’est absolument pas de décourager toute personne qui souhaiterait contribuer de près ou de loin à une action solidaire, en prétextant que l’humanitaire est la chasse gardée des professionnels. Non, l’objectif est de démontrer qu’être uniquement animé de bonne volonté n’est pas suffisant, voire même dangereux, et que toute action solidaire ou humanitaire doit être pensée et réfléchie pour être aussi durable que pertinente pour les personnes concernées.

Mais si vous avez la volonté d’aider et de contribuer à des actions solidaires de la manière la plus juste et la plus sensée, diverses possibilités s’offrent à vous :

1/ Devenir donateur.rice.

Le premier moyen et le plus simple d’entre tous est de devenir donatrice/donateur auprès d’une organisation ou d’une association. Sachez à ce propos que vos dons peuvent être affectés selon votre choix. C’est-à-dire que si vous souhaitez que vos dons soient uniquement utilisés au bénéfice des projets mis en œuvre au Yémen et que vous le mentionnez à l’organisation en question, votre choix sera respecté, conformément à la charte de déontologie du Don en Confiance.

2/ Devenir bénévole.

Un autre moyen de contribuer activement et efficacement à des actions de solidarité est celui de devenir bénévole au sein d’une association dans votre ville. En France par exemple, il est possible de rejoindre :

  • La Croix-Rouge, qui est présente dans toutes les grandes villes et met en œuvre tout un panel d’activités solidaires avec l’appui de bénévoles comme pour la distribution d’aide alimentaire, l’assistance auprès des migrants ou encore les maraudes sociales auprès des personnes sans-abris.
  • L’association des Petits Frères des Pauvres, qui récrée du lien auprès des personnes âgées isolées,
  • Les Restos du Cœur qui font appel à de plus en plus de bénévoles pour répondre aux besoins de l’aide alimentaire auprès des plus démunis,
  • De nombreux bénévoles permettent aussi de sensibiliser le public en faveur des projets menées par Action Contre la Faim avec des délégations locales présentes partout en France.
  • Et des organisations humanitaires comme Première Urgence Internationale ou Solidarités International font également appel au soutien de bénévoles, soit pour leurs actions auprès des familles migrantes en France, soit pour la sensibilisation du public lors de grands évènements festifs.

3/ Être un relai d’informations.

Relayer autour de soi les actualités et communiqués de presse des organisations humanitaires est également un moyen simple mais efficace de contribuer à la sensibilisation du public, en particulier lorsqu’il s’agit d’un reportage sur un projet.

4/ Se former ou se reconvertir.

Enfin, il est évidemment possible d’acquérir les compétences nécessaires pour travailler dans l’humanitaire au travers de formations techniques et généralistes, tout comme il est possible de se reconvertir, étant donné que l’expérience professionnelle revêt toujours beaucoup d’intérêt auprès des organisations humanitaires et de solidarité internationale.

5/ Se renseigner sur l’organisation.

Et si malgré toutes ces recommandations vous souhaitez tout de même participer à une action solidaire au travers d’un projet de volontariat, voici les derniers conseils que je peux vous donner :

➡️ Veillez à ce que l’organisme auprès duquel vous souhaitez vous engager est bien une association ou une organisation à but non-lucratif.
➡️ Vérifiez les valeurs prônées par la structure et dans quelle mesure les projets mis en œuvre profitent aux communautés locales.
➡️ Et dans le doute, rapprochez-vous de France Volontaires, qui ne relaie que les offres d’associations responsables et qui respectent l’ensemble des critères éthiques contenus dans la Charte des volontariats.

Voilà donc ce qu’il est important de comprendre et de considérer avant de se lancer dans un projet de volontariat ou de tourisme solidaire susceptible de créer davantage de problèmes que d’en résoudre. Car l’un des principes cardinaux du monde humanitaire est de veiller à ce que toute action ne devienne pas la source de nouveaux problèmes à l’encontre de la population.

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L’année 2019 commence avec un triste constat. Celui de besoins humanitaires toujours plus importants et d’un nombre de personnes en situation de vulnérabilité extrême encore plus élevé que les années précédentes. Et ce n’est pas le nouveau budget tout juste adopté par le département dédié à l’aide humanitaire de l’Union Européenne (ECHO) qui démentira cette affirmation. Avec un montant record de 1,6 milliards d’euros pour 2019, cela démontre que les besoins et les enjeux humanitaires dans le monde ne cessent d’augmenter année après année.

Mais sur la vingtaine de crises humanitaires majeures qu’il est actuellement possible de recenser dans le monde, lesquelles sont les plus urgentes, les plus critiques ? Découvrons ensemble quelles sont les cinq plus importantes, ce qui caractérise ces crises et quels projets sont mis en œuvre par les organisations humanitaires sur place.

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« Urgence », « développement », « assistance », « crise », « ONG »… Le lexique qui se rattache au monde humanitaire est riche, complexe, et cela suscite de nombreuses confusions, surtout à l’égard du public. Et pour cause, l’humanitaire est bel et bien un univers technique et exigeant, qui répond à des principes fondamentaux, non-seulement en raison des contextes d’intervention, mais aussi du fait de l’obligation de transparence et de redevabilité envers les donateurs, le public et surtout les personnes bénéficiant de cette assistance.

Alors l’humanitaire, qu’est-ce que c’est concrètement ? À vrai dire c’est beaucoup de choses… Il s’agit à la fois d’un contexte, de principes, d’une multitude d’acteurs, et pour commencer, une histoire.

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